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Par ces périodes de grand froid, il n'est pas très confortable de se trouver dehors, et encore moins sur un terrain de foot. Plus encore quand l'impression se fait forte d'être un gardien de but qui vient de bloquer un tir, alors que des dizaines d'autres ballons vont frapper le fond des filets. Un tribunal relaxe un mis en examen pour cause de traitement inhumain, l'espoir voit le jour d'une prise de conscience judiciaire, un préfet reviens sur une expulsion particulièrement condamnable (cette jeune fille marocaine de Clermont-ferrant dont la seule famille réside en France), on reprend confiance dans cette lueur d'humanité qui semble être ravivé par l'action des associations. Tirs bloqués. Mais pendant ce temps, les ballons de la régression volent en tous sens, les atteintes aux droits filent droit au but sans contrainte, le gouvernement accumule les annonces liberticides comme les homélies d'un pape en tournée dans la capitale d'un pays pauvre. La grande messe tout d'abord: LOPPSI 2 , car il y avait déjà une LOPPSI n°1, les désastres ne se montrent que rarement seuls. Un nouveau fourre-tout de lois liberticides dont le seul but établi est de contrer le front national aux régionales et qui transforme tout un chacun en dangereux coupable volontaire (on vote) en permettant aux autorités (parent d'autoritarisme) de pénétrer et de fouiller dans chaque recoin de notre ordinateur et les plus intimes tranches de la vie privée. Heureux citoyens, un juge est nécessaire, juge d'instruction s'il en est, car cette espèce est inscrite « en voie de disparition » dans les carnets du gouvernement du pays des droits de l'homme. Fillon vite faire les courses, pendant que le label juge indépendant existe encore. Plus tard, le parquet se chargera de tout, Georges Orwell l'avait annoncé, Mr Sarkosi l'a fait. Et puisqu'il est question de lui, il ne fait pas bon s'en moquer, voire de le citer puisque des syndicalistes manifestants on été condamné pour avoir cité le fameux « casse toi pauv'con ». Une artiste s'est même fait décrocher son oeuvre pour cause de proximité avec le dorénavant cultisme « travailler plus pour gagner plus ». Devant le tollé occasionné, l'installation est revenue.
Gardien de but, ne baisse pas les bras.
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